Bonjour et bienvenue !

| Janvier 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | 31 | |||||||||
|
||||||||||
C’est le sujet qui occupait depuis plusieurs semaines les fines plumes politiques, les collaborateurs dévoués, les « députés-ministrables », les anciens premiers ministres sur le retour et les ministres chancelants s’accrochant avec voracité aux bras de leur fauteuil ministériel : le remaniement.
Le résultat : on a souvent lu "rien" mais non, c'est bien pire que rien. Nous allons subir encore la même politique avec les mêmes orientations, les mêmes têtes avec les mêmes ambitions mesquines, les mêmes magouilles avec le même sacrifice des classes laborieuses et toujours globalement la même médiocrité pour la France. Les hommes sont déplacés comme des pions sur le grand échiquier du libéralisme économique. Echec et mat pour notre pays.
A la vérité, la question du remaniement est une diversion, un non événement politique. Commenter telle ou telle nomination est une erreur. Il convient d’interroger le bilan, de façon méthodique, de chaque ministre sortant du gouvernement ou débarquant sur un poste ministériel différent. Qu’avez-vous fait pour la France, pour l’intérêt général ? Quel est votre bilan ? En quoi avez-vous été utile? Qu'avez-vous fait de l'argent des contribuables? Quel a été votre projet pour la société française? En quoi avez-vous contribué à l'amélioration de la vie de vos concitoyens? Voilà les questions qui devraient être posées et desquelles devrait naturellement découler une analyse politique. Vous autres, journalistes politiques et économistes, qui avez le pouvoir de questionner les ministres, établissez donc une comparaison entre les engagements et les résultats! Peut-être alors les Français pourraient-ils enfin, grâce à vos investigations et votre réflexion, avoir l’esprit plus clair sur le décalage entre les discours des membres du gouvernement et les faits, entre ce qui se raconte et ce qui est. Mais dans cette masse d’informations concernant les états d’âme des uns et des autres, y a-t-il la place pour la Politique ? J’en doute.
M’opposant vigoureusement, depuis toujours, au système politique défendu par la droite, système
du laisser-faire, du laisser-agir sans contraintes ni limites, je suis aujourd'hui déterminé à défendre la retraite avec tous les Républicains de gauche qui
cherchent à construire une alternative pour la patrie républicaine. Nous traversons une période sombre, dans laquelle la communication de bas-étage a pris le pas sur la notion d’Etat, sur le
sens politique. Le pouvoir n’a actuellement qu’un seul objectif : se maintenir pour préserver ses privilèges. Le pouvoir n'a d'autre but que de défendre avec opiniâtreté les
féodalités économiques qui l’ont appuyé et soutenu et de laisser l’intérêt des citoyens de côté.
La tâche de la gauche est importante, car elle doit désormais faire la démonstration de sa capacité à proposer un modèle
alternatif au libéralisme sauvage qui écrase l’individu, qui dicte l’enrichissement de quelques-uns et l’appauvrissement de tous les autres. La France est une grande nation qui
mérite que nous nous battions pour sauver son identité républicaine. La France mérite mieux que l’UMP.
La tâche est immense. Nous devons, nous autres les Républicains de gauche, convaincre et prouver qu’il est possible de
faire autrement, qu'il est possible de répartir différemment les richesses, de donner à la puissance publique une place suffisante pour relancer l’industrie française, de reprendre en main le
service publique et de lui donner les moyens de ses missions, de réformer fiscalement le pays pour que la devise des radicaux de gauche "Plus on gagne plus on paie, moins on gagne
moins on paie" soit une réalité. Il nous faut nous mobiliser, cœurs battants pour la République et plein d'audace, pour reprendre en main le destin de notre grand pays qu’est la France. Je
serai présent aujourd'hui pour défendre l’intérêt général et manifester mon opposition à la destruction du système de retraite par répartition.
Appliqué et studieux, Luc Chatel se fait le défenseur, en cette rentrée scolaire, de la politique du gouvernement en matière d’Education. Le Figaro, en fidèle excipient, soutient le Ministre qui a présenté « les cinq grands changements de la rentrée scolaire » : Par ailleurs, Luc Chatel, automate de la vulgate « sécuritaire » initiée par le Président et sa cohorte de députés issus des rangs de la droite « café du commerce », répète jusqu’à plus soif un refrain éculé sur l’autorité.
Mais ces discours sonnent faux et sont absurdes : ils prennent les Français pour des imbéciles et font la honte de notre nation. Voici le vrai programme du gouvernement : 16 000 suppressions de postes, des manuels scolaires qui manquent à l’appel, des professeurs sans formation qui intègrent les classes et de l'argent dilapidé dans les poches des plus grosses fortunes. Monsieur le Ministre, cette autorité dont vous vous gargarisez, qui l’exercera alors que les rangs des professeurs et des surveillants se clarsement d’année en année ? Comment apprendre à nos enfants à respecter les valeurs républicaines de Liberté, d'Egalité et de Fraternité quand à la tête de l'Etat corruption et malversations règnent en maîtres?
Nous pouvons, nous autres républicains de gauche qui luttons contre la corruption sous toutes ses formes, gouverner autrement. D’autres choix sont possibles, des choix politiques, pédagogiques et financiers pour des programmes ambitieux, voilà ce qu'une nation doit vouloir pour sa jeunesse, voilà ce qu'un gouvernement doit chercher à mettre en place pour son pays. Cette réforme de progrès passe par la création massive de postes et par le prérecrutement chez les étudiants de 150 000 enseignants (fonctionnaires d’État pour avoir les mêmes objectifs et la même qualité de formation partout en France, et pour que les enseignants soient à l'abri de la précarité). Cette réforme de progrès passe également par une refonte des programmes et un rééquilibrage sur notre territoire des financements. Cette réforme de progrès passe par la victoire de la gauche à toutes les prochaines élections politiques. Il faut que la France change et que Nicolas Sarkozy parte.
Dans un communiqué de presse commun, Claude Goasguen et Philippe Goujon, respectivement députés des 16e et 15e arrondissements de Paris, manifestent leur opposition au projet d'installation d'aires d'accueil des gens du voyage de la Mairie de Paris.
Il est décidément bien difficile de savoir ce que la droite parisienne pense et même d'ailleurs si elle pense. Soutiens de
Nicolas Sarkozy et solidaires de son action, Claude Goasguen et Philippe Goujon se plaignent des conséquences dramatiques qui découlent de l'installation des campements
sauvages et approuvent la violence avec laquelle ces mêmes campements sont détruits.
Et dans le même temps, ils refusent l'implantation d'aires d'accueils dans le sud du 15e et dans le bois de Boulogne qui empêcherait justement l'installation de campements sauvages. Mais voilà, dans notre pays, la loi ne s'applique pas équitablement sur le territoire et certains maires ne souhaitent ouvertement pas la respecter. Il est essentiel de le rappeler, dans ce débat tout particulièrement, la loi s'applique à tous : le bon sens veut que les Roms et les gens du voyage s'installent dans les villes avec l'accord des autorités compétentes mais pour cela il faut que les élus respectent eux la loi qui leur impose la construction d'aires d'accueil décentes.
Le schéma d'accueil des gens du voyage proposé par le Maire de Paris a été élaboré en concertation avec la
Préfecture (qui représente, osons le dire, le gouvernement), et la Commission Départementale Consultative au sein de laquelle siègent des élus et des représentants des gens du voyage. Enfin,
les conseils municipaux concernés par le dispositif ont également été consultés. Les raisons invoquées par les deux députés n'ont qu'un seul fondement : protéger leurs quartiers
des pauvres, parce qu'aujourd'hui les pauvres représentent une menace pour le gouvernement Sarkozy. Non seulement ils dilapident l'argent du contribuable en achetant avec les allocations de
rentrée scolaire des écrans plats et autres gadgets électroniques mais ils prétendent maintenant avoir l'eau courante et ne pas être installés à proximité des décharges municipales. "Salauds de
pauvres", comme disait Gabin dans La Traversée de Paris...
PS : Traversée de Paris que je ferai avec détermination le 4 septembre pour rejoindre la manifestation contre la xénophobie et la politique du pilori : Liberté, Egalité, Fraternité !
C’est l’événement sportif du mois ! Un coureur blanc (passé sous la barre des 10 secondes
sur 100 mètres), a remporté la finale du 100 mètres lors des championnats d’Europe d’athlétisme. C’est un exploit, un « blanc » qui prend le dessus sur des « noirs », dans une discipline
habituellement dominée, nous dit-on, par ces derniers.
Je m’en moque absolument ! Je me moque qu’un « blanc » remporte une finale sur 100 mètres, je me moque qu’il soit le premier à passer sous la barre des 10 secondes ! Je me refuse à m’intéresser à
la couleur de Christophe Lemaitre, tout comme je me refuse à m’intéresser à la couleur de n’importe lequel de mes concitoyens. Le sport fait-il perdre aux commentateurs et journalistes tout sens
de la République ? Je le crois !
L’événement n’est pas qu’un sportif « blanc » remporte le 100 mètres, l’événement est qu’un Français, un gamin de 20 ans, soit sacré champion d’Europe. Le reste n’a aucun intérêt ! Quelle est la
limite des distinctions entre athlètes ? On peut imaginer la presse titrant : « le premier porteur de moustache sous la barre des 100 mètres » ou même « le premier catholique à passer sous la
barre des 100 mètres », voire même « le premier porteur de slip à passer sous la barre des 100 mètres » ( !). Christophe Lemaitre est français ! Le fait qu’il soit blanc ou noir ne change rien,
sa performance est remarquable comme jeune Français de 20 ans, surtout face à des athlètes tels que Dwain Chambers, inculpé dans l’affaire balco, contrôlé positif à la THG (un produit dopant),
l’inverse de Christophe.
Affutons nos réflexes citoyens et républicains. Gardons en tête qu’en République, les « noirs » nous sont indifférents, tout comme les « blancs ». Ce sont les hommes qui nous intéressent.